
Il sera en 2011 l’un des plus jeunes coureurs du peloton français, tout juste âgé de 20 ans mais la FDJ croit beaucoup en son nouveau sprinteur Nacer Bouhanni. Le Vosgien, vainqueur notamment de Loire-Atlantique Espoirs en 2010, connaît une ascension extraordinaire. L’ancien coureur de l’UVC Aube avait été testé par la FDJ durant l’été et sa régularité dans les sprints, avec notamment une deuxième place dans une étape du Tour du Poitou-Charentes devant Jimmy Casper, avait achevé de convaincre le staff de l’équipe. Cet ancien gendarme fera ses grands débuts professionnels la semaine prochaine dans la Tropicale Amissa Bongo.

Q : Nacer, dis-nous comment tu es venu au cyclisme ?
NB : Petit, j’ai voulu pratiquer les mêmes sports que mon père, la boxe et le cyclisme et j’ai opté à 6 ans pour le cyclisme. Très vite j’ai compris que j’avais des qualités dans les sprints et dans les arrivées en côte. Mon père Karim a toujours été mon entraîneur. Aujourd’hui il partage cette tâche avec Jacques Decrion.
2010 a vraiment été incroyable pour toi ?
C’est vrai j’ai beaucoup progressé en un an, connaissant une sélection en équipe de France avant que Yvon Madiot, le soir du championnat de France Elite à Chantonnay (Nacer avait pris la cinquième place) ne me propose de faire un stage en fin de saison. Je n’ai pas hésité.
Q : Et ce stage a été une grande réussite ?
NB : Oui, pas mal, j’ai fait de bons sprints finissant une fois deuxième, une fois quatrième (dans une étape du Tour de l’Ain) et pourtant je n’étais pas à mon pic de forme. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance dans cette équipe, la gentillesse de tous les coureurs. J’avais vraiment envie de passer pro mais surtout dans cette équipe de la FDJ.
Q : Comment envisages-tu 2011 ?
NB : Je suis là pour apprendre, pour m’aguerrir mais je veux aussi gagner des courses et le plus vite possible ! Je vais disputer la Tropicale Amissa Bongo puis le Tour d’Oman. Il y aura peut-être des opportunités.
Q : Tu es décrit comme un sprinteur qui n’a pas froid aux yeux ?
NB : Je ne suis pas un casse-cou non plus, je ne mets personne en danger mais c’est vrai j’aime les sensations que donne un peloton en fin de course. Je me souviens d’un championnat de France des écoles du cyclisme. Nous étions plus de 100 coureurs et j’avais adoré. J’aime frotter, prendre de belles trajectoires. Robbie McEwen est mon modèle mais j’ai déjà beaucoup discuté avec Yauheni Hutarovich pendant le stage de Toulon. Je sais qu’il va beaucoup m’apporter.
Q : Tu es satisfait de ta condition physique avant ta première compétition ?
NB : Le stage de Toulon m’a fait un grand bien. Ici, aujourd’hui à Epinal, il neige mais je vais faire une longue séance de home trainer. J’ai hâte de partir et d’aller au soleil avec mes équipiers.
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