
Le site de Chaumeil, là où Martial Gayant avait revêtu le maillot jaune du Tour de France en 1987, réussit bien à l’équipe FDJ-BigMat. Après Wesley Sulzberger il y a trois ans et Arthur Vichot il y a deux ans, Kenny Elissonde y a enlevé la deuxième étape de Paris-Corrèze et conquis son premier succès chez les professionnels.

« Il y a eu beaucoup de bagarre en début d’étape, explique Yvon Madiot, et finalement le bon coup est parti après 60 kilomètres. Il en restait 100. Ils étaient 12 puis 6 après le passage au sommet d’une côte inédite sur le circuit final. Puis Kenny est parti avec le seul Egoitz Garcia (Cofidis) qui était mieux placé que lui au classement final. »
En coureur déjà avisé, le jeune Kenny a laissé l’Espagnol travailler tout en prenant quelques relais puis l’a dominé au sprint dans la côte balayée par un vent de côté.
« La veille, dans la première étape gagnée par Adam Blythe (BMC), précise Yvon, Kenny avait souffert des intestins et n’était donc plus dans le jeu pour le classement général. Dans cette étape, ça s’était mal goupillé entre nos sprinteurs, tous très déçus de la dixième place d’Arnaud Démare. Lequel va gagner très vite. Je suis bien content que ce soit Kenny qui nous permette de quitter cette course avec une victoire. »
Dans le même temps se déroule le Tour de Burgos avec une grande partie de ceux qui vont disputer le Tour d’Espagne. « Il y a eux deux étapes et deux arrivées en côte, dit Martial Gayant. Les deux gagnées par Daniel Moreno (Katusha). Dans la première, Nacer Bouhanni a pris la cinquième place, rappelant combien il n’est pas seulement un sprinteur. Il est aussi capable de faire fort dans les arrivées comme celles-là. »
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