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Un garde du corps nommé Tobias Ludvigsson

le 09 mars 2017 - Tirreno - Adriatico, Etape 2
Au lendemain du contre la montre par équipes qui avait confirmé le savoir-faire de l’équipe FDJ, les coureurs de Tirreno-Adriatico ont disputé une très longue étape, l’une de celles que Thibaut Pinot et Sébastien Reichenbach n’affectionnent pas. Protégé par un très bon collectif et pour finir par un Tobias Ludvigsson transcendé, les deux leaders du Trèfle ont fini dans le premier peloton de 50 coureurs, 9 secondes derrière le vainqueur Geraint Thomas (Team Sky).

Derrière une échappée de six hommes, les Italiens Bonusi et Ballerini (Androni-Sidermec), Marangoni (Nippo-Vini Fantini) et Maestri (Bardiani-CSF) le Canadien Houle (ag2r-La Mondiale) et le Français Planet (Novo Nordisk), le peloton s’est concentré sur un final difficile et nécessitant, en effet, de bonnes organisations d’équipes. Ce fut le cas pour la FDJ.

 

 

"Tobias Ludvigsson a fait du super boulot en protection de ses leaders" Y.Madiot

 

 

« C’est un final qui n’était pas facile, dit Yvon Madiot, c’était même un peu plus dur que l’an dernier. Pas plus dur en pourcentages, c’était seulement du 4 à 5% mais ça montait vite, sur de gros braquets, avec les mecs préparant les classiques. Auparavant, on avait été vigilants, prenant le manche dans une côte avant une descente pourrie, sur une route défoncée au bas de laquelle il y avait un virage pour une grosse relance dans une ligne droite de 1,5 kilomètres. Tobias Ludvigsson a fait du super boulot en protection de ses leaders. »

 

C’est dans cette ligne droite que le peloton a cassé avant une dernière explication dans la longue approche en côte de Pomarance. Côte mise à profit par Thomas pour attaquer et faire oublier la déroute de son équipe dans le contre la montre par équipes la veille.

 

 

"Dans Tirreno-Adriatico, il faut être à la fois puncheur et grimpeur. C'est compliqué" Y.Madiot

 

 

« Nous sommes satisfaits, dit le directeur sportif du Trèfle, nos leaders sont passés sans encombre. Ça frotte beaucoup, mes deux leaders n’aiment pas ça. Thibaut aime bien l’Italie mais pas ce genre de course avec les mecs qui préparent les Flandriennes. Il n’avait pas de super jambes mais l’an dernier c’était pareil. Il faut mettre de gros braquets, ce n’est pas leur truc à Thibaut et Sébastien. En fait, dans Tirreno-Adriatico, il faut être à la fois puncheur et grimpeur. C’est compliqué. Tobias s’est sacrifié à un kilomètre de l’arrivée pour les replacer. Il a remonté ses deux leaders dans la bosse où ça n’a pas arrêté d’accélérer. Une bonne journée de passée…»

 

 

Par Gilles Le Roc’h

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