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Valentin Madouas : « L’équipe Groupama-FDJ, je suis sûr de mon choix ! »

le 31 janv. 2018 - Entretien, avec Valentin Madouas
Dans le cyclisme français, il y a toujours eu des fils d’anciens coureurs. Au sein de l’équipe, il y a cette année Valentin Madouas, fils de Laurent Madouas, émérite coureur brestois des années 90. Suivi par les frères Marc et Yvon Madiot depuis sa participation au trophée éponyme réservé aux cadets, il a rejoint cette année les rangs professionnels. Pour sa première course, il a signé dimanche une très belle septième place dans le Grand Prix ‘’La Marseillaise’’ et a participé ce mercredi à la victoire de Marc Sarreau dans la première étape de l’Etoile de Bessèges. Rencontre avec un coureur talentueux et un jeune homme attachant.

 

Valentin, après une belle septième place dans le Grand Prix ‘’La Marseillaise’’, dans quel état d’esprit as-tu pris part à l’Etoile de Bessèges ?

 

J’avais hâte d’y être. Cette semaine va être sympa. Il va faire un temps correct et nous avons une bonne équipe pour faire des résultats sur tous les terrains.

 

 

Avant de parler de ta carrière qui commence, parlons de ton attachement au cyclisme. Ton papa, Laurent, est un ancien coureur professionnel ?

 

Le vélo à toujours été très présent pour toute la famille. Pour moi, il était omniprésent, je crois avoir toujours eu envie de faire ce métier. Je me souviens de mon père. J’étais allé le voir, par exemple, sur le Tour de France ou le Critérium du Dauphiné-Libéré à la fin de sa carrière. Ce sont de petits passages qui m’ont marqué. J’avais cinq ans quand il a pris sa retraite en 2001.

 

 

Quand as-tu pris ta première licence ?

 

J’ai commencé en minime 2, à 14 ou 15 ans. Mon père ne m’a jamais poussé, il voulait même que je ne fasse pas de vélo. Il me disait de prendre mon temps, de goûter à d’autres sports, la natation ou le judo. Il a retardé mes débuts. Ma mère aussi. Quand j’ai insisté, leur faisant comprendre que je voulais vraiment le pratiquer, ils n’ont pas été contre. Tout de suite, mon père m’a même vachement aidé. Pour l’entraînement, pour m’inculquer la science de la course et ç’a été un avantage par rapport aux autres. Actuellement, il m’aide sur les à-côtés, notamment dans la gestion de l’avant course. Ma première licence, je l’ai signée à Brest, au BIC 2000. J’ai été fidèle à ce club jusqu’à ce qu’il ferme. Maintenant je suis à Vannes. C’était le club de mon père quand il était jeune, c’est un symbole. J’ai pris la relève. J’habite toujours à Brest mais je partage mon temps à Caen où vit ma copine.

 

 

Tu es professionnel depuis un mois, as-tu réussi à cumuler sport et études ?

 

Oui, c’était aussi une condition. J’étais en cours jusque fin décembre et j’ai validé mon trimestre. Je reprendrai en septembre pour trois mois et pour valider mon deuxième trimestre. Ce sont des études d’ingénieur en informatique et en électronique.

 

 

Alors, ça fait quoi d’être pro ?

 

J’avais signé mon contrat signé fin 2016 et j’ai donc eu tout le temps de bien me préparer à passer pro. J’ai voulu rester amateur une année de plus pour bien me former et être opérationnel d’entrée de jeu. Cela faisait donc un an que je pensais à ça, que j’étais sûr de l’être.

 

 

"J’ai envie de découvrir le plus haut niveau mondial avec cette équipe qui s’en donne les moyens."

 

 

 

 

 

 

Pourquoi avoir choisi l’équipe FDJ ?

 

Bien sûr, j’ai eu d’autres propositions intéressantes mais les frères Madiot me suivaient depuis longtemps. Cette équipe a une bonne expérience avec les jeunes et les encourage à poursuivre leurs études. C’était un atout. De même que le pôle performance et recherche, leur façon de courir les grosses courses. Mon père n’est pas intervenu, me conseillant de faire mon choix par moi-même. Il m’a seulement donné les clés pour bien le faire. Quand je lui ai dit que j’avais opté pour l’équipe FDJ et les frères Madiot, il était très content. Si j’avais choisi une autre équipe, il aurait sans doute été content mais moi je suis sûr de mon choix. J’aborde cette première année professionnelle sans appréhension. J’ai envie de découvrir le plus haut niveau mondial avec cette équipe qui s’en donne les moyens.

 

 

Ce n’est pas mal du tout de signer dans une équipe qui enregistre également l’arrivée de Groupama ?

 

C’est cool. C’est tout ce que je peux dire…

 

 

Tu as vécu deux stages à Calpe et vit avec ton équipe depuis quelques jours. Quelle est ton impression ?

 

C’est une équipe très homogène. Là, dans l’Etoile de Bessèges, sans se mentir, on est le troisième front après celui de la montagne et celui du sprint mais le résultat à La Marseillaise prouve que toute l’équipe est compétente, peu importe le profil. Le staff a cette exigence et je suis sûr d’une chose, peu importe la compétition, on ne va pas courir en marche arrière. Marc Sarreau l’a démontré dès la première étape !

 

 

Dimanche dans ta première course professionnelle, tu n’as pas été surpris d’accompagner les meilleurs coureurs français ?

 

Si quand même, j’étais surpris d’être avec des gens comme ça (Calmejane, Bardet, Gallopin, Geniez, Guillaume Martin) mais je n’ai pas eu de complexes. J’ai fait la course pour la gagner. Je n’ai pas eu peur, même s’il y avait de gros palmarès à côté de moi. J’ai vu que j’ai fait le deuxième temps d’escalade sur la Route des Crêtes. Plus rapide que Thibaut Pinot l’an dernier. Evidemment, tout dépend des conditions, du vent notamment et il ne faut surtout pas faire des comparaisons avec Thibaut mais ça donne une idée quand même…

 

 

Thierry Bricaud, ton directeur sportif t’avait octroyé un statut de leader ?

 

Personne n’était protégé, chacun avait sa chance. J’étais comme mes six autres équipiers. Dans cette équipe, il y a aussi Benoît Vaugrenard et Jérémy Roy et c’est très bon pour notre groupe. Ils permettent aux jeunes d’apprendre plein de trucs.

 

 

"Savoir le coureur que je peux être n’est pas une question de temps mais d’expérience."

 

 

 

Quel type de coureur es-tu ?

 

Je pense que je suis plutôt puncheur mais j’aime bien tous types de terrains. Savoir le coureur que je peux être n’est pas une question de temps mais d’expérience. Par exemple, dans le contre la montre ça va mais je dois progresser, je suis loin d’être le meilleur.

 

 

En dehors du cyclisme, tu as une passion ?

 

J’aime bien marcher, voir mes amis mais je n’ai trop de passe temps. Le vélo et l’école ça prend une grande place. Je ne suis pas trop comme David Gaudu et Thibaut Pinot qui sont fans de jeux video. En tout cas David ne pourra pas dire le contraire...

 

 

Quel est ton programme de courses ?

 

Après l’Etoile de Bessèges, le Tour du Haut-Var et après c’est sans pression et avec l’envie.

 

 

 

Par Gilles Le Roc’h

Vos commentaires

Publié le 03 févr. 2018 à 12:24, par Charles
Voilà un coureur d'avenir et il devrait faire une belle carrière.......mieux que le papa !!!